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De l’usage du référendum il faut aussi se méfier ! 

Si c’est le moyen démocratique que je préfère, le référendum mérite au moins d’exprimer clairement un choix et des options crédibles.

Or, nous venons d’assister à une mascarade supplémentaire où l’on a demandé à un peuple harassé de choisir, en moins d’une semaine, entre un NON pour un OUI et un OUI pour un NON.

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Le paradoxe de cette position est multiple et les problèmes complexes :

  • C’est le créancier qui vote “démocratiquement“ pour décider unilatéralement qu’il est contre le respect de ses engagements.
  • Il n’accepte pas de rembourser, mais demande un nouveau prêt.
  • Il insulte les prêteurs.
  • Il n’a toujours pas fait les réformes nécessaires pour viabiliser son avenir et garantir qu’il remboursera les nouveaux prêts alors qu’il est rentré dans la zone € en falsifiant ses comptes.
  • On demande à un peuple exsangue de voter pour moins d’efforts alors que le gouvernement n’a pas fait le minimum pour redresser la situation économique.

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Je pense donc que Tsipras est bien plus habile que l’on ne le croit, mais là, il n’est plus question d’habileté, mais de réalité et l’on peut parier que l’Allemagne et les pays du Nord et d’autres ayant également fait des efforts, seront vigilants.

Et pourtant, je suis un relativement frais convaincu que, nous aussi, nous devons quitter l’U-E et la zone €.

Pourquoi ?
Parce que l’Europe est devenu mortifère pour les nations.
Parce que l’Europe est hétérogène et ingouvernable (19ème réunion sur la crise Grecque, incapable de protéger les pays de l’immigration et du terrorisme, gabegie au sein même de l’institution, les pays ne sont plus d’accord entre eux, …).
Parce que la France est dans une situation pire que celle de la Grèce, mais l’on n’en parle pas, pire on nous abreuve de contre vérités.

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ET, notre (“ß“ national) FLAMBY nous dit en ce début juillet : « Aujourd’hui, l’économie Française est robuste » et rajoute que « la France n’a rien à craindre de la crise Grecque ».

Il n’en n’est rien et il suffit de voir comment les Européens s’affolent face à la situation Grecque pour comprendre que le château de carte commence à s’écrouler (Obama demande à l’Europe de ne pas lâcher les Grecs et Poutine se laisse courtiser mais ne met pas un kopeck dans la Grèce).

L’Europe (et la France) a fait n’importe quoi (il n’y a pas que les Grecs), et l’on nous abreuve de doctrine et de bons mots pour masquer la décrépitude, la gabegie et la perversion du système Européen.

Je pense que l’on doit aider les Grecs à se remettre à flot. Je crois qu’ils doivent d’abord redresser leur économie et se donner les marges de manœuvre nécessaires en revenant à une monnaie Nationale (ils ont déjà commencé en émettant des titres d’État), en dévaluant, en mettant en place les réformes nécessaires pour enfin instaurer un état digne de ce nom et économiquement viable. Sans ça, il faut laisser couler le bateau.

Et je pense que nous devons faire de même en France car notre situation réelle n’est guère plus brillante, bien que les causes soient, en partie, différentes.

ENFIN ET SURTOUT, QUE VA T-IL SE PASSER POUR CEUX QUI ONT FAIT LES EFFORTS NÉCESSAIRES ET QUI COMMENCENT À RELEVER LA TÊTE AU PRIX DE LOURDS SACRIFICES ?

La formule est connue et depuis longtemps !Barre.Travail≠emprunts

Patrick 08/07/15.

MàJ du soir : Il y a des indices qui me font croire que ça va mal se finir !

Grece

Et en plus l’illusion n’est pas partagée !
Accord.NON