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À force de jérémiades, je me dis qu’il est utile de rappeler que le sujet n’est pas exclusivement “noir“. Les “négriers“ étaient aussi (surtout) arabes et ont également sévit en méditerranée avec les blancs !

Négriers.NÈGRES

N’étant pas un spécialiste de la question je préfère reprendre des documentations certainement bien plus “sourcées“ (l’avantage d’internet).

Esclaves blancs en terre d’islam.

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens, y compris même dans l’océan Atlantique jusqu’aux limites du cercle polaire. En 1627, des barbaresques algérois lancent un raid sur l’Islande et en ramènent 400 captifs. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères ou encore les chantiers d’Afrique du nord. Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès ou plus tard Saint Vincent de Paul.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves.

Jusqu’au début du XIXe siècle, les princes de la côte nord-africaine tirent eux-mêmes de grands profits de la piraterie en imposant de lourds tributs aux armateurs occidentaux en échange de la garantie que leurs navires ne seraient pas attaqués par les pirates. En 1805, le président américain Thomas Jefferson lance une expédition navale contre le dey de Tripoli, en Libye, pour l’obliger à renoncer à ce rackett. Le dey d’Alger le poursuivra quant à lui jusqu’à la conquête française en 1830.

La traite des esclaves blanches est essentiellement liée à la culture du harem, celle de l’ère ottomane en particulier.

Les esclaves européens proviennent de rafles lors d’expéditions en Europe, essentiellement des pays bordant la Méditerranée, des territoires sous domination ottomane et des pays voisins de ces territoires, mais aussi du Royaume-Uni et parfois d’Europe du Sud. Ils étaient ensuite exposés sur des marchés, excisés, puis achetés par les trafiquants dans de lointains pays, même très loin des terres d’islam. La plupart de temps, c’étaient des sultans qui approvisionnaient leurs harems en esclaves. Sinon, les esclaves finissaient dans les mines de sel ou dans les champs de canne à sucre.

Au xe siècle, le Perse Ibn al-Faqih écrit : « De la mer occidentale, arrivent en Orient les esclaves hommes, Romains, Francs, Lombards et les femmes romaines et andalouses ».

Traite des blanches
Esclave nouvellement arrivée au
harem (Giulio Rosati)

Du temps de l’Empire ottoman, les femmes très blanches, étaient très appréciées.

Le mouvement orientaliste a repris ce thème en peinture au XIXe siècle en portraitisant des femmes circassiennes au harem.

La grande différence c’est d’une part que les blancs n’étaient, ni capturés, ni vendus par des blancs et que nous n’avons pas mis en exergue cette partie de notre histoire pour en faire le marqueur de notre identité ou demander à tout va des “réparations“.
Nous ne vendions pas nos condisciples pour de la verroterie (ce qui dénote la valeur qu’ils s’accordaient entre eux) mais faisions ce que nous pouvions pour les racheter.

Patrick 15/05/15.