La République !
République

La république et le bien public n’appartiennent à personne en particulier mais au peuple en général.

J’ai entendu nombre de perroquets qui n’avaient que ce mot à la bouche « RÉPUBLICAIN » sans pour autant se soucier réellement du bien public ou de la chose publique. En fait, la république est privatisée à l’exclusivité de certains alors que tous les partis se soumettent au vote des citoyens.

Or, il n’y a pas de citoyens allant voter qui soit plus républicains que d’autres.

La république présuppose le respect de la volonté du peuple, et cette volonté s’exprime par le biais des élections, faites à l’aune des promesses et programmes professés.

Je reprends les propos de Paul Bernard :
« Les citoyens qui partagent une même conception du pouvoir peuvent se dire républicains. La « Chose Publique » exprime un idéal partagé et des repères civiques. La République repose sur des principes communs qui compensent les faiblesses de la démocratie. D’une part, un besoin d’ordre conforme à la loi qui ressort de la volonté générale. Charles de Gaulle a remis de l’ordre dans l’État et dans la société, au mépris des médiocres arrangements. Le rassemblement du plus grand nombre de citoyens a pour objet de respecter la volonté du peuple, le vote des électeurs, à l’opposé des intérêts personnels frelatés. La République, qui est l’œuvre de tous, n’appartient à personne. Elle exclut donc tous les engagements partisans dans la conduite du gouvernement. Enfin, ce régime a le devoir de proposer des politiques nationales prioritaires mobilisant l’effort des citoyens pour gravir ensemble la pente du redressement».

Les partis, la caste des oligarques et profiteurs privilégiés, les clans partisans, sont manifestement préoccupés par la conquête du pouvoir, par les privilèges fiscaux[1], par la rentabilité du mandat électoral. Ces personnalités installées dans un système alimentaire refusent aux autres la qualité de républicains, négligeant eux-mêmes l’intérêt supérieur de la nation française, en se laissant glisser vers une corruption de bon aloi soutenue par les “bien pensants“.

Ce sont donc essentiellement ceux qui vivent aux ors de cette république (et les médias affidés) qui balancent ce concept “Républicain“, car dans aucune des discussions que j’ai eu, un des mes concitoyens n’a fait appel à cette notion.

Comme disait Charles Péguy: « Avant, la République, c’était quand on mourait pour elle. Aujourd’hui, ce serait plutôt quand on en vit ! ».

Il devient de plus en plus évident que la République n’est plus la communauté nationale, mais une forme particulière de gouvernement dont l’entre soi délimite les contours à tel point que l’on veut même faire voter les étrangers sans aucune réciprocité.

La notion de préférence nationale est évidemment républicaine puisqu’elle souligne la solidarité préférentielle que doivent se témoigner les Français qui se partagent la même République, ce qui les distingue des étrangers. La République est également inséparable de la souveraineté, car si le détenteur du pouvoir ne définit pas clairement son champ d’application, celui-ci perd sa consistance et la République s’estompe.

C’est bien le problème de la dérive européenne actuellement contesté par nombre de républicains.

Rétrospectivement, je me dis que Pasqua et Chevènement avaient raison !

Patrick.

[1] Et Dieu sait que les exemples ne manquent pas actuellement.