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J’évite de donner mon avis (surtout lorsque je ne suis pas sur de moi), mais !

Mais voilà ! Ce matin, chez le coiffeur, alors que je me regardais dans la glace et pensait à l’accident de l’A 320, j’ai tout à coup eu une idée.

On le sait bien, le facteur humain représente au moins la cause de 80 % des accidents aériens. Et là, j’ai fais un parallèle avec mes propres expériences et les infos que j’avais.

Et si le pilote avait fait un AVC !

Qu’un pilote soit sorti de la cabine arrive assez souvent (ne serait-ce que pour satisfaire un besoin naturel). Par contre, ce qui est troublant c’est ce qui s’est passé à son retour.

Pour avoir subi deux AVC j’ai vu a quel point on perd sur le moment à la fois la capacité à agir, raisonner clairement, à s’exprimer et surtout à quel point la coordination des mouvements est affectée voire s’inverse.

Ceci expliquerait plusieurs choses qui paraissent assez incompréhensibles :

• Le pilote dans la cabine ne répondait pas.
Cela me semble normal en cas d’AVC, j’avais moi même de grandes difficultés à m’exprimer et ne pouvait parler que très doucement lorsque j’ai repris un peu de vigueur ± 10′ (car je me suis assez bien sorti de mes deux AVC “enfin, il y a pire“).

• Le pilote aurait activé le FMS.
Cela me semble normal. S’il a un AVC, le premier réflexe est des mettre en route le pilotage automatique et qu’il le fasse avec des paramêtres erroné est tout aussi plausible vu l’état dans lequel on est dans ces circonstances.

• Le swich pour activer le blocage de la porte était verrouillé.
Cela me parait aussi plausible. Lors de mes AVC j’ai pu remarquer à quel point on perd la faculté de coordination des mouvements et même à quel point on a tendance à inverser ces derniers (c’est notamment pour cette raison que je suis tombé).
Ainsi, dans la cadre d’un AVC il ne m’apparaît pas anormal que, si le pilote était encore conscient et qu’il avait entendu son collègue, il ait pu, en voulant déverrouiller la porte, avoir un mouvement inverse ! En tout cas, pour moi, ça m’est arrivé, et au lieu de tirer sur le radiateur auquel que m’étais accroché pour me relever, lors de mon premier AVC, je tendais le bras (inversion du mouvement).

• Le pilote respirait jusqu’à la fin.
Normal, nos capacités sont affectées, mais l’on continue à respirer (peut-être un peu plus vite car, pour ma part, j’étais assez anxieux ne comprenant pas ce qui m’arrivait), mais là aussi, les effets des AVC sont très différents.

Je ne pense pas qu’il se soit suicidé (mais sans autre fondement qu’une intuition qui ne vaut pas tripette).

Alors voilà, je vous livre une idée qui me parait réaliste au vu des expériences que j’ai vécues en matière d’AVC.

Je vous invite par ailleurs à regarder => https://rebeyrolp.wordpress.com/2015/01/27/jai-fait-deux-avc-mais-je-pense-que-cela-doit-etre-utile-pour-tout-le-monde/

Mise à jour 27/03.

A la réflexion, je suis assez surpris par la façon dont “ON“ se précipite sur la santé mentale du pilote, alors que, pour l’instant, personne ne dispose d’aucune preuve ou élément vérifiable.
En fait, cela arrange plein de monde :
Les médias qui en font leur choux gras faute d’autres informations à donner, les syndicats de pilote qui réclament plus de personnel, la compagnie qui, quelque part, se trouve dédouanée reportant la faute sur un individu “non contrôlable“, airbus qui se dégage complètement et voit toute mise en cause s’éloigner, les politiques qui peuvent s’épancher sur le drame et occuper l’antenne (cela leur permettant de parler d’autre chose que des élections), les spécialistes (psychiatres, médecins, CEMPN, …) à qui l’on demande des avis et qui en profite pour se faire un peu de notoriété, …

Mais, à l’instant où j’écris, il n’y a toujours pas le moindre éléments quant à l’état mental du pilote, si ce n’est qu’avant que le pilote CB ne parte, ils avaient une discussion enjouée puis technique et que lorsque le pilote est parti, le pilote n’a plus parlé (mais s’il avait parlé tout seul, ne serait-ce pas surprenant).
Alors, le fait qu’il ait eu une incapacité physique, n’est pas si irréaliste que ça.
Enfin, lorsque l’on se suicide, d’une part, on ne met pas en route un système automatique alors que l’on est aux commandes (en tout cas, je crois que ce serait la première fois), d’autre part, on laisse généralement une trace pour expliquer son suicide et lui donner un sens, ce qui n’est manifestement pas le cas là non plus.

Je pense que, de plus en plus, on est sur une piste qui arrange plein de monde et qui n’a pas, pour l’instant, de fondement sérieux.

Mise à jour 28/03.

Je suis de plus en plus surpris !

Les pilotes auraient eus une discussion “enjouée“ pendant 20’ (ce n’est pas le signe d’une dépression), puis des propos laconiques lors du breefing de préparation pour l’atterrissage à Duseldorf. Mais enfin, ce type de breefing est technique et l’on n’a pas de commentaires autres que laconiques dans ce cas. On est d’accord sur les procédures ou l’on n’est pas d’accord ! Là, on ne plaisante pas et c’est normal !

Il aurait dit « un jour tout le monde connaîtra mon nom ! » et on estime que c’est une menace de la part d’un déséquilibré ?

Et bien moi j’y vois la projection vers l’avenir de quelqu’un qui cherche la notoriété ! C’est-à-dire tout l’inverse, « changer le système n’est pas suicidaire », mais responsable et proactif si l’on est convaincu qu’il a des choses à changer dans le système.

Cela ne veut pas dire que l’on veut le faire “exploser“, mais le corriger. Par ailleurs, qu’est-ce qu’un crash d’avion change au système ?

Un arrêt de travail déchiré sans que l’on dise quelle est la raison de l’arrêt de travail (pour moi, quelqu’un de dépressif ne va pas travailler s’il le peut, et j’ai vu suffisamment d’exemples à ce sujet).

Donc, là aussi, je pense que cela peut s’interpréter à l’inverse. S’il avait été vraiment dépressif, il aurait profité de l’arrêt de travail au lieu de le déchirer et d’aller travailler.

Enfin, aucune lettre, aucune revendication, aucune trace pour justifier son acte, que ce soit avant (courrier laissé) ou pendant (il pouvait communiquer par la radio ou laisser une trace sur l’enregistreur de vol). Or, lorsqu’on se suicide, on en veut généralement à “LA“ personne, entité ou au système que l’on rend généralement responsable de sa dépression. Là rien !

Enfin, s’il avait recherché l’acte extraordinaire pour faire parler de lui, il ne serait pas allé se cracher en pilotage automatique dans un coin perdu de la montagne, mais sur une ville afin de faire encore plus de dégâts et acquérir plus de “notoriété“ (cf. 11/11/11) !

Donc, pour l’instant et dans l’attente d’élément vraiment probant, dont le FDR, je pense que tout les médias font leurs choux gras de cette affaire et se lancent sur une piste qui arrange tout le monde (comme je l’ai déjà dit précédemment) sans développer de sens critique sur la cohérence du comportement du pilote, puis qu’à priori on la présume incohérente !

Pendant 16 ans, j’étais expert judiciaire en aéronautique, et le propre d’un expert est justement de n’exclure aucune possibilité et surtout d’appuyer chacune des ses conclusions sur des éléments tangibles et concordants et/ou la cohérence de l’ensemble est vérifiée.

Enfin réveillez-vous !

Je sais bien que de nouvelles maladies apparaissent, m’enfin.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10205175871455366&set=p.10205175871455366&type=1

 

Patrick.