Débarquement, mais où était son pédalo ?

De commémoration en commémoration, notre triste sire essaie de se montrer partout, mais quid de l’efficacité mis à part ses différentes balades.

On a bien compris qu’il en profitait pour revendiquer pour la France sa place de 5ème puissance mondiale, mais on comprend qu’il compte “garder le cap“ et surtout qu’il entend “accélérer“.

Cela me fait penser à l’histoire du « précipice qui était devant nous et que depuis l’on a fait un grand pas en avant ».

On ne sait pas où l’on va et toutes les annonces qu’il a déjà faites ont pratiquement toutes étés démenties (chômage, jeunes, impôts, sécurité, choc de simplification, retournement, 3 %, …) et en plus, il accélère !

Mais qu’accélère t-il ?

Les réformes ? Aucune n’est vraiment significative pour le redressement réel de la France et surtout, toutes sont à des échéances qui inhibent le peu d’efficacité qu’elles pourraient avoir.

Alors la dernière palinodie c’est la faute à l’Europe ou à l’Allemagne.

Pendant ce temps, la dette de la France continue d’augmenter : son remboursement constitue le 2ème budget de l’État, les dépenses publiques ne cessent de croitre et les impôts et taxes continuent d’augmenter et, cerise sur le gâteau, on se ridiculise à l’étranger.

Rappelez-vous, il voulait châtier Bachar et maintenant, il arme les forces qui s’opposent à ceux qui voulaient le renverser et qui, progressivement, chassées de Syrie, s’en prennent à l’Irak de la façon que l’on sait.

Heureusement qu’il a exigé un cessez-le-feu à Gaza.

Bref, on voit bien l’efficacité et la considération que la France peut avoir à l’étranger.

On est dans un pays bloqué sur son état désastreux avec une impossibilité de se remettre en cause.

Face au mur, le mieux serait donc d’accélérer ! On ne sait déjà pas où l’on va, toutes ses prévisions et annonces se révèlent aussi erronées qu’inconséquentes les unes après les autres.

Le 24 avril, j’avais publié un article “Le redressement c’est maintenant“ et j’écrivais « Donc, M. Valls a un travail monstrueux à accomplir et nous devons le soutenir, car nous ne sommes plus devant un choix politique, mais face à notre salut à relativement court terme. ».

Mais maintenant je désespère, l’attelage d’un âne avec un taureau n’a fait que brider le taureau et en plus c’est l’âne qui choisi le “cap“.

Alors, vraiment, que peut-on faire de constructif ?

Plus ça va, plus que pense qu’il faut repartir à zéro dans la majorité des domaines et cela passera nécessairement par un chaos puisque, de façon organisée, les changements sont impossibles dans ce pays.

Notre survie dépendrait-elle maintenant du chaos ?

Triste perspective, mais Flamby aura bien marqué son passage à la tête de l’État et un gros dilemme se pose maintenant : partira t-il en pédalo après avoir coulé la France ou en scooter pour éviter d’être suivi ?