Faire payer les secours en mer, mais aussi en montagne.

La question commence à se poser pour la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) qui assure remarquablement, bénévolement et avec constance, une bonne part des secours en mer et dont les financements “officiels“ se tarissent.

Lorsque j’étais pilote militaire, je m’étais porté volontaire pour une saison de secours en montagne avec le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) en alouette III. J’ai pu voir (déjà à cette époque) à la fois l’utilité des secours et la bêtise de certains.

Alors ? Faire payer ? Qui ? Pourquoi ?

A mon avis, chaque service à un prix. Celui-ci aussi.

Mais est-ce un service public ? Oui.

Doit-il être gratuit ? Oui et non.

OUI, pour tous ceux qui sont victime d’éléments non maitrisables alors qu’ils ont respecté un minimum de règles de sécurité et de bon sens.

NON, pour les inconscients, trompe la mort ou idiots, qui pensent épater le voisinage ou qui recherchent la poussée d’adrénaline à bon compte.

Car, non seulement il y a le service rendu, mais il y a aussi les risques généralement très importants que cela fait prendre aux équipes de secours et le coût conséquent résultant de l’intervention.

Alors, OUI, il me semble que les secours devraient être facturés (un forfait par intervention calculé sur le coût moyen d’une intervention et recouvré par le même système que celui des P. V.) dans les conditions énoncées ci-dessus, ce d’autant que, généralement, ce ne sont pas les humbles et/ou démunis qui génèrent ce type d’intervention.

Je pense même que cela aurait à la fois une vertu pédagogique et responsabiliserait mieux les provocateurs, m’as-tu vu ou inconscients de tout bord.

Patrick.