La question se pose souvent dans le bâtiment, mais dans la construction d’une société, je finis par penser que c’est la même chose.

Je ne pense pas être le seul à estimer qu’il y a tellement de choses qui ne fonctionnent pas correctement dans notre société que la toiture est percée et que les murs branlent. Mais voilà le moindre changement, dés lors qu’il touche au moindre privilège, devient une affaire d’État, entrainant des manifestations,  des grèves,…  et la nation est bloquée par les privilégiés.

 Alors que peut faire le citoyen lambda ? Vous savez, ceux qui travaillent et qui paient des impôts sans bénéficier d’avantages particuliers.  Généralement, ils sont les plus respectueux des lois et ne manifestent pas.

Petit à petit, je perds confiance et je me dis que l’on va vers de tristes jours. Je me dis qu’en plus, comme nous sommes incapables de nous réformer, ça va durer encore plus longtemps. Aussi, lorsque je pense à ma fille, je me dis que le mieux pour elle c’est que ça pète le plus tôt possible.

Oui, je suis pour la solidarité et la fraternité. Mais encore faut-il qu’on se reconnaisse comme frère et que nous soyons sur un pied d’égalité, à défaut, nous ne sommes plus dans la solidarité.

Or, cette égalité n’est pas partagée. Les premiers à bénéficier d’avantages que n’ont pas les citoyens de base sont les politiques qui se sont voté leurs propres privilèges.

Alors peut-on compter sur eux pour réformer le pays ? Je n’y crois plus, ce d’autant que chaque projet de réforme donne lieu (après manifestation) à la reconstruction des privilèges qui auraient dû être retirés.

Je pense qu’il faut faire sauter les murs. Casser tous ces systèmes inégaux, anormaux, dispendieux, inefficaces et, pour la plupart, au service de certains privilégiés.

L’une des libertés que nous a apportée l’Europe, c’est de nous permettre de sortir légalement des carcans monopolistiques et/ou Étatiques (souvent les deux) dont on crève. => http://qlss.fr

Le premier système qui, à mes yeux, ne mérite pas de subsister en l’état, est celui des retraites.

Il y a tellement d’inégalité et d’irrégularité dans les systèmes existants que je pense qu’il est de salut public de le faire tomber dans l’état où il est. De la même façon, et pour les mêmes raisons, notre système de couverture sociale ne mérite pas mieux.

Mais, tout détruire n’apporte rien. Nous avons besoin d’un système de retraite et d’un système de couverture sociale car les raisons de leur existence sont toujours d’actualité.

Alors, il existe des systèmes de couverture sociale et des systèmes de retraite mis en place dans d’autres pays de l’Union Européenne (Allemands notamment) qui peuvent, à couverture égale (généralement supérieure) et à un coût moindre, remplir avec plus d’efficacité et d’avenir ce rôle.

Il n’y a pas de miracle, leur gestion est saine et draconienne, tout le monde est sous le même régime et cotise à égalité (quelque soit la situation), et l’organisme ne rembourse que ceux qui cotisent (sans parasites, privilégiés ou charges indues), ce qui explique leur performance.

Patrick Rebeyrol.