Du papier dans les cabinets !

 Je savais qu’il fallait du papier aux cabinets, mais là, c’est du papier imprimé qui porte le monogramme qui circule.

Pendant que nos impôts, taxes et charges grimpent, que les revenus stagnent dans le meilleur des cas, les primes fusent dans les cabinets ministériels. Si j’ai bien compris 12 M€. pour 2013.

Il faut bien comprendre que c’est, bien entendu, en sus du salaire qui est, normalement, adapté au poste occupé et à la charge.

La surprise c’est que c’est le ministère de la culture qui s’arrose le mieux (tant qu’on y est, cultivons-nous). Certainement que les extras impérieux doivent y êtres très importants et traités en urgence mais j’ai beau me creuser la tête pour chercher qu’est-ce qui pourrait justifier à la culture des “extras“, je ne vois pas très bien quel pourrait en être le motif exact. Alors, je dois manquer d’imagination (moi j’aurai pensé à l’intérieur, les affaires étrangères, l’économie, la défense avec les opérations extérieures, …).

Bref, manifestement, dans le privé, les cadres (je ne parle même pas des patrons) qui font des extras et des heures supplémentaires et qui subissent un stress important sont légion, ce n’est pas pour autant qu’ils bénéficient de primes spéciales.

Or, c’est au motif de ces charges supplémentaires que les primes seraient sensées se justifier ?

Je pense donc que l’effort demandé aux Français, n’est manifestement pas partagé par ceux qui le demandent.

Je sais, il ne faut pas prendre un phénomène isolé[1] pour le généraliser, mais citez moi les autres phénomènes, même isolés, qui vont dans l’autre sens, car je suis preneur !

Et maintenant, on nous annonce ± 10 Mds € sur le budget des collectivités locales.

Mais en fait, les frais de fonctionnement sont déjà pour la plupart au taquet, les crédits sont déjà pris pour la majorité et sur le long terme et le personnel est en place.

Alors que croyez-vous qu’il va se passer ? Que l’on va baisser les subventions clientélistes ?

Je vous le donne en mille : On va augmenter les impôts locaux !

Il faudra donc être vigilant et sanctionner fermement si les augmentations prospèrent.

Vous savez, on nous l’a dit, avec un air de profonde conviction, que la charge des impôts était trop élevée et qu’il ne faut plus que les impôts augmentent.

Donc, je prends le pari : Mes impôts vont encore augmenter cette année !

Si je me trompe, j’offre un restaurant aux cinq premiers mails qui me disent le contraire.

Si j’ai raison, les cinq m’offrent un repas (20 % pour chacun).

Continuez à bien dormir et à penser au repas de l’année prochaine.

Patrick.

[1] Ce n’est d’ailleurs pas le seul exemple des agapes dispendieuses de l’État.