Le collectivisme.

Autant il me paraît humain et utile qu’une société soit solidaire, autant je suis contre les systèmes collectivistes qui noient l’individu dans une masse sans forme mais aux ordres.

Je suis pour la solidarité et pour que celle-ci soit également le ciment de notre société.

Je réclame ma liberté et son corollaire, ma responsabilité.

Or, dernièrement, j’ai eu l’occasion de discuter avec un fervent collectiviste d’une trentaine d’année.

Il tentait de me convaincre qu’il n’y avait pas mieux que le communisme (j’étais de passage dans une ville tenue par des communistes).

Il mélangeait tout : La nécessité de la solidarité, la répartition égalitaire (alors qu’en fait les apparatchiks se gavent et le peuple crève de faim), l’importance de se fier au parti qui pense à nous et agit pour nous (alors que j’ai l’impression qu’il pense à lui et agit pour lui), …

Alors je me demande ce que le communisme peut bien nous apporter ?

Effectivement, dans un système libéral, la responsabilité et la corolaire de la liberté et l’on passe d’une irresponsabilité générale et collective à une responsabilité personnelle mais également solidaire (la solidarité n’étant pas l’apanage d’un parti, mais d’un comportement personnel et d’un système de société).

J’ai eu cette chance d’aller à Berlin à l’époque de la RDA et l’image du collectivisme[1] que j’en ai gardé est exécrable.

Dans l’histoire, il y a eu nombre de murs ou défenses qui ont été édifiés pour se protéger, mais le communisme a été le seul régime ayant éprouvé le besoin de construire un mur non pour se protéger, mais pour empêcher ses propres citoyens de partir.

Je n’ai pas connaissance d’une société collectiviste qui n’ait pas voulu museler les libertés (d’expression, de circuler, d’échanger, voire de penser,…).

Quelles qualités cachent donc ces régimes qui ont besoin d’empêcher les citoyens de fuir et, les touristes de venir ?

Car la réalité c’est ça et c’est la réalité qui compte, pas les mots ou les idéologies.

Mais je suis prêt à changer d’avis, si vous connaissez un système communiste prospère avec un peuple épanouis et libre, dites le moi, car, dans ce cas, je dois avoir des carences d’information.

 

Patrick.

[1] Pourtant, à une époque, la lecture de Marx m’avait bien plu et j’y trouvais même des préceptes enthousiasmants.